Vue grand angle d'une station de ravitaillement à hydrogène moderne en Belgique avec véhicule zéro émission
Publié le 15 mai 2024

Pour la voiture du particulier en Belgique, l’hydrogène est une impasse face à la batterie, mais son rôle est crucial ailleurs.

  • Le rendement énergétique de la chaîne hydrogène (25-35%) est très inférieur à celui d’une batterie (70%), rendant son usage pour la mobilité individuelle énergétiquement absurde.
  • La véritable pertinence de l’hydrogène se situe à l’échelle industrielle et pour la logistique lourde (camions, bus), où il devient un vecteur énergétique indispensable à la décarbonation.

Recommandation : Analysez l’hydrogène non comme un simple carburant concurrent de l’électrique, mais comme une brique systémique de la future stratégie énergétique belge, destinée à l’industrie et au stockage de surplus renouvelable.

Le rêve d’une voiture qui se recharge en cinq minutes sans émettre le moindre polluant local alimente les conversations des passionnés de technologie. Face à une électrification par batterie qui suscite autant d’enthousiasme que de scepticisme – autonomie en hiver, temps de charge, disponibilité des bornes –, la voiture à hydrogène se présente comme une alternative séduisante, presque trop belle pour être vraie. Elle semble combiner le meilleur des deux mondes : la rapidité du plein d’une voiture thermique et la conscience tranquille du zéro émission à l’échappement.

Pourtant, cette vision simpliste occulte une réalité physique et économique bien plus complexe, surtout dans le contexte spécifique de la Belgique. Se demander si la prochaine voiture familiale roulera à l’hydrogène est peut-être la mauvaise question. Et si le véritable enjeu n’était pas de choisir entre l’électron et la molécule d’hydrogène pour nos trajets quotidiens, mais de comprendre où chaque vecteur énergétique trouve sa pertinence maximale ? Le débat est souvent réduit à une simple compétition de carburants, alors qu’il s’agit en réalité d’une question d’architecture énergétique globale.

Cet article propose de dépasser la fiche technique de la Toyota Mirai ou de la Hyundai Nexo. En tant qu’ingénieur, je vous invite à plonger au cœur du système : de la physique fondamentale du rendement à la géopolitique de l’approvisionnement en hydrogène vert, en passant par la réalité du terrain en Belgique. Nous analyserons pourquoi ce qui semble être une solution idéale pour la voiture individuelle est en réalité une distraction, et où se cache le potentiel colossal mais souvent invisible de l’hydrogène pour notre pays.

Pour démêler le vrai du faux et comprendre les implications concrètes de cette technologie pour la Belgique, nous allons explorer en détail les différents aspects du sujet. Cet aperçu structuré vous guidera à travers les points essentiels, de la science à l’économie, en passant par les applications pratiques et les stratégies nationales.

Pourquoi l’hydrogène est-il moins efficient que la batterie pour les voitures légères ?

Pour un ingénieur, la question de l’efficience est centrale. Elle se mesure par le rendement « du puits à la roue » (well-to-wheel), c’est-à-dire l’énergie réellement utilisée pour faire avancer le véhicule par rapport à l’énergie primaire consommée. Sur ce point, la physique est implacable et le match entre l’hydrogène et la batterie est sans appel pour les véhicules légers. Utiliser l’électricité directement pour charger une batterie est un processus d’une grande simplicité avec des pertes minimes. Le rendement de la charge et de la décharge d’une batterie avoisine les 90%.

La chaîne de l’hydrogène, elle, est une succession d’étapes coûteuses en énergie. Premièrement, il faut produire l’hydrogène, le plus souvent par électrolyse de l’eau, un processus dont le rendement est d’environ 70-80%. Ensuite, ce gaz doit être comprimé (ou liquéfié), ce qui consomme encore de l’énergie. Puis, il est transporté jusqu’à la station. Enfin, dans la voiture, la pile à combustible reconvertit l’hydrogène en électricité avec un rendement d’environ 60%. Chaque conversion entraîne des pertes thermodynamiques incompressibles.

Au final, en cumulant toutes ces pertes, seul 25 à 35% de l’électricité initiale sert effectivement à faire tourner les roues. En comparaison, une voiture à batterie atteint un rendement global d’environ 70% à 80%. Pour le dire simplement, il faut presque trois fois plus d’électricité issue d’une éolienne ou d’un panneau solaire pour faire rouler une voiture à hydrogène par rapport à une voiture à batterie. Cet écart colossal est un argument massue en défaveur de l’hydrogène pour la mobilité individuelle de masse, où chaque kilowattheure compte.

Où faire le plein d’hydrogène en Belgique aujourd’hui ?

Au-delà de la théorie, la question pratique du ravitaillement est un frein majeur pour le particulier en Belgique. Actuellement, le réseau de stations-service à hydrogène est embryonnaire. Le pionnier incontesté dans ce domaine est DATS 24, la filiale du groupe Colruyt. Depuis 2004, le groupe a investi de manière significative et exploite aujourd’hui la majorité des stations publiques du pays, notamment à Hal, Haasrode, Wilrijk, Erpe-Mere et Herve. L’hydrogène qui y est distribué est souvent présenté comme « vert », produit localement à partir d’énergies renouvelables.

Cependant, même avec ces efforts, le maillage reste squelettique. Avoir une voiture à hydrogène aujourd’hui impose une planification rigoureuse de ses déplacements, loin de la liberté promise. L’autre aspect crucial est le coût à la pompe. D’après les données de Touring, le prix de l’hydrogène avoisine les 9,90 € par kilogramme. Sachant qu’une voiture comme la Toyota Mirai consomme environ 1 kg d’hydrogène pour 100 km, un plein complet (environ 5,5 kg) coûte plus de 50 € pour une autonomie d’environ 500-600 km. Le coût d’usage est donc comparable, voire supérieur, à celui d’un véhicule essence équivalent et bien plus élevé que la recharge d’un véhicule électrique à domicile.

L’infrastructure existante, bien que technologiquement impressionnante, démontre que l’hydrogène pour la voiture particulière reste un marché de niche ultra-confidentiel. Il s’agit plus d’une vitrine technologique et d’un champ d’expérimentation pour des flottes d’entreprises ou des projets pilotes que d’une solution viable pour le grand public à court ou moyen terme. La construction d’un réseau dense, similaire à celui de l’essence, nécessiterait des investissements colossaux, difficiles à justifier au vu du faible rendement énergétique pour cet usage.

Hydrogène gris, bleu ou vert : quelle différence pour la planète et le prix ?

L’affirmation « l’hydrogène est une énergie propre » est une simplification dangereuse. La réalité est que la quasi-totalité de l’hydrogène produit aujourd’hui est « gris ». Il est obtenu par vaporeformage du méthane (gaz naturel), un processus très énergivore qui libère d’énormes quantités de CO2. Parler de mobilité « zéro émission » avec de l’hydrogène gris est un non-sens écologique. C’est simplement déplacer la pollution du pot d’échappement vers le site de production. Selon le Belgian Energy Data Overview 2024, sur les 20.000 TJ d’hydrogène produits en 2024 en Belgique, seule une faible part provient de sources décarbonées.

L’hydrogène « bleu » est une variante du gris, où le CO2 émis lors de la production est capté et stocké (CCS – Carbon Capture and Storage). C’est une solution de transition, mais elle n’est pas parfaite : le captage n’est jamais total et le stockage à long terme du CO2 pose ses propres défis. Le véritable objectif est l’hydrogène « vert », produit par électrolyse de l’eau en utilisant exclusivement de l’électricité issue de sources renouvelables (éolien, solaire). C’est le seul hydrogène véritablement neutre en carbone.

Comparatif des types d’hydrogène
Type d’hydrogène Méthode de production Impact Carbone Coût approximatif
Gris Vaporeformage du gaz naturel Très élevé (~10 kg CO2 / kg H2) Bas
Bleu Vaporeformage avec capture de CO2 Faible à modéré Modéré
Vert Électrolyse avec électricité renouvelable Nul Élevé (mais en baisse)

La Belgique, via des initiatives comme le plan stratégique wallon pour l’hydrogène approuvé en mai 2024, mise sur ce passage au vert. Cependant, le défi est immense. Comme le souligne Agoria, la fédération de l’industrie technologique, la Belgique manquera toujours de surface pour produire toute l’énergie renouvelable nécessaire. La stratégie belge repose donc inévitablement sur une importation massive d’hydrogène vert ou de ses dérivés, produits dans des régions du monde mieux dotées en soleil et en vent.

Votre feuille de route pour évaluer la pertinence d’une solution hydrogène

  1. Source de l’hydrogène : Vérifiez s’il s’agit d’hydrogène gris, bleu ou vert. Exigez la transparence sur l’origine et le bilan carbone complet.
  2. Rendement de la chaîne : Évaluez toutes les pertes énergétiques, de la production à l’utilisation finale. Comparez-le à une électrification directe.
  3. Infrastructure requise : Inventoriez les besoins en production, stockage, transport et distribution. Sont-ils existants, planifiés ou purement hypothétiques ?
  4. Coût total de possession (TCO) : Analysez le coût complet sur la durée de vie (investissement, maintenance, carburant) par rapport aux alternatives.
  5. Pertinence de l’usage : L’hydrogène est-il la meilleure solution pour cette application spécifique ou une alternative plus simple et efficiente existe-t-elle (ex: batterie) ?

L’erreur de croire que les réservoirs à hydrogène sont des bombes roulantes

L’un des mythes les plus tenaces concernant les voitures à hydrogène est celui de la sécurité. L’image du Hindenburg ou l’idée de stocker un gaz hautement inflammable à très haute pression effraient. Pourtant, d’un point de vue d’ingénierie, les véhicules à hydrogène modernes sont conçus avec des niveaux de sécurité au moins équivalents, sinon supérieurs, à ceux des véhicules à essence. C’est une idée reçue qu’il est important de déconstruire avec des faits techniques.

Les réservoirs ne sont pas de simples bonbonnes de gaz. Il s’agit de structures composites multicouches extrêmement sophistiquées, souvent en fibre de carbone enroulée autour d’une doublure en polymère. Ces réservoirs sont conçus pour résister à des pressions bien supérieures à leur pression de service de 700 bars. Ils subissent une batterie de tests drastiques : essais de choc, de perforation par balle, de résistance au feu, et de cycles de pression extrêmes. Ils sont bien plus robustes que le simple réservoir en tôle d’une voiture à essence.

De plus, le comportement de l’hydrogène lui-même offre des avantages en cas de fuite. L’hydrogène est la molécule la plus légère de l’univers. En cas de rupture d’un réservoir, le gaz se disperse très rapidement et verticalement dans l’atmosphère à plus de 70 km/h, réduisant ainsi le risque de former un mélange inflammable au niveau du sol. C’est un contraste saisissant avec l’essence, dont les vapeurs, plus lourdes que l’air, peuvent stagner et former une nappe explosive. Les systèmes sont également équipés de nombreux capteurs qui, à la moindre détection de fuite, coupent automatiquement l’alimentation et isolent les réservoirs. La technologie est mature et sûre.

Quand verrons-nous des camions et bus à hydrogène sur nos routes ?

Si la voiture particulière à hydrogène semble être une impasse, le tableau est radicalement différent pour le transport lourd. C’est ici que l’hydrogène révèle tout son potentiel et où les investissements belges et européens prennent tout leur sens. Pour les camions long-courriers, les bus, les navires ou les trains sur des lignes non-électrifiées, les contraintes sont différentes et les avantages de l’hydrogène deviennent prépondérants. La Belgique est d’ailleurs un terrain d’expérimentation clé dans ce domaine.

Pourquoi l’hydrogène est-il pertinent ici ? D’abord, le poids des batteries. Pour un camion de 44 tonnes nécessitant une grande autonomie, le poids d’une batterie équivalente amputerait lourdement la charge utile, ce qui est une aberration économique. L’hydrogène, avec ses réservoirs plus légers, préserve cette capacité de chargement. Ensuite, le temps de recharge rapide est crucial pour la logistique. Un camion ne peut pas être immobilisé plusieurs heures pour recharger. Le plein d’hydrogène en 15-20 minutes est un avantage décisif. Enfin, les flottes de camions ou de bus opèrent sur des trajets souvent prévisibles et retournent à un dépôt central, ce qui simplifie grandement l’infrastructure de ravitaillement : quelques stations stratégiques suffisent.

Des projets concrets illustrent cette tendance en Belgique. Le projet européen H2Haul, auquel participe activement DATS 24, teste des camions de 44 tonnes à hydrogène, dont certains pour Colruyt Group. Parallèlement, pour la mobilité urbaine, on observe l’émergence de bus à hydrogène, comme le confirme l’installation par TotalEnergies d’une première station à Anvers pour les bus de De Lijn. C’est donc bien sur nos autoroutes et dans nos villes, mais pour le transport de marchandises et de personnes en commun, que l’hydrogène est en train de faire sa véritable percée.

Quand l’électricité belge sera-t-elle exportée massivement vers le Royaume-Uni ?

Cette question, qui semble éloignée de la voiture à hydrogène, est en réalité au cœur de la stratégie énergétique systémique. La pertinence de l’hydrogène vert est directement liée à notre capacité à produire massivement de l’électricité renouvelable. La Belgique, avec sa façade maritime et ses eaux peu profondes, a un potentiel éolien offshore considérable. L’objectif est d’atteindre 6 GW de capacité installée en mer du Nord d’ici 2030, faisant de cette zone une véritable centrale électrique.

Cette production massive d’électricité, par nature intermittente, pose un défi majeur : que faire des surplus lors des jours de grand vent, surtout si la demande est faible ? Il existe deux solutions principales. La première est l’exportation directe via des interconnexions sous-marines. Des projets existent déjà, comme le câble Nemo Link vers le Royaume-Uni, et d’autres sont à l’étude, comme une connexion hybride avec l’Allemagne pour relier les parcs éoliens des deux pays. C’est la voie de « l’électron » : on transporte l’électricité directement là où on en a besoin.

La seconde solution, complémentaire, est la voie de la « molécule ». Elle consiste à utiliser ces surplus d’électricité pour produire de l’hydrogène vert par électrolyse. L’hydrogène devient alors un moyen de stocker chimiquement l’énergie éolienne. Cet hydrogène peut ensuite être stocké, utilisé par l’industrie locale (chimie, sidérurgie) pour sa décarbonation, ou transporté via des pipelines ou des navires. L’hydrogène agit comme un « tampon » et un « vecteur » qui donne de la flexibilité au réseau électrique et permet de valoriser chaque MWh renouvelable produit. La question n’est donc pas seulement « quand exporterons-nous de l’électricité ? », mais plutôt « sous quelle forme l’exporterons-nous et la stockerons-nous : électron ou molécule ? ».

Volant d’inertie ou hydrogène domestique : quelles solutions de stockage futuristes existent ?

Le stockage d’énergie est le complément indispensable des renouvelables intermittents. Si l’hydrogène peut jouer ce rôle à grande échelle pour le réseau, qu’en est-il à une échelle plus locale ou même domestique ? Le sceptique de l’électrique à batterie s’interroge souvent sur les alternatives pour stocker l’énergie produite par ses panneaux solaires. Des solutions futuristes comme les volants d’inertie (stockage d’énergie cinétique) ou l’air comprimé existent, mais elles restent marginales.

À l’échelle du réseau belge, la technologie qui s’impose massivement pour le stockage de courte durée est la batterie. Des projets d’envergure voient le jour, comme celui annoncé par Engie, qui prévoit de déployer 380 MW de stockage par batterie en Belgique. Ces « méga-batteries » permettent de stabiliser le réseau en absorbant les pics de production et en les restituant lors des pics de demande. Cette tendance se réplique à l’échelle domestique, où les batteries au lithium-ion deviennent un complément de plus en plus courant aux installations photovoltaïques.

Et l’hydrogène domestique ? L’idée serait d’avoir un électrolyseur dans sa cave pour produire de l’hydrogène avec les surplus solaires, le stocker, puis le reconvertir en électricité via une pile à combustible quand le soleil ne brille pas. Si c’est techniquement faisable, c’est économiquement et énergétiquement désastreux pour un particulier. Le rendement aller-retour de ce cycle (électricité -> hydrogène -> électricité) est de l’ordre de 30-40% seulement, contre plus de 90% pour une batterie domestique. On perdrait plus des deux tiers de son surplus solaire dans les conversions. Pour le stockage stationnaire individuel, la batterie est, et restera pour longtemps, la solution la plus rationnelle.

À retenir

  • Le rendement « du puits à la roue » de la voiture à hydrogène (25-35%) est bien trop faible comparé à la voiture à batterie (70-80%), la rendant énergétiquement inefficace pour un usage individuel.
  • La véritable place de l’hydrogène en Belgique est systémique : pour décarboner l’industrie lourde et pour la logistique (camions, bus), où ses avantages (charge utile, temps de ravitaillement) priment.
  • La stratégie belge repose sur l’importation massive d’hydrogène « vert », car la production locale, bien que cruciale, sera insuffisante pour couvrir tous les besoins.

Petite éolienne ou hydraulique domestique : est-il possible de produire son énergie sans soleil ?

Pour le citoyen passionné de technologie et désireux d’autonomie énergétique, la dépendance au soleil pour les panneaux photovoltaïques peut être une frustration. L’exploration d’autres sources de production domestique, comme le petit éolien ou la micro-hydraulique (si l’on a la chance d’avoir un cours d’eau sur sa propriété), est une piste légitime. Ces technologies permettent une production d’énergie décorrélée de l’ensoleillement et peuvent donc compléter une installation solaire, notamment en hiver.

Cependant, toutes ces formes de production locale partagent une caractéristique commune : leur intermittence. Le vent ne souffle pas en continu, le soleil se couche, et le débit d’un ruisseau peut varier. La clé de l’autonomie n’est donc pas seulement la production, mais bien le stockage. Comme nous l’avons vu, la solution la plus mature, la plus efficiente et la plus économique pour le stockage domestique est la batterie. Elle permet de lisser la production, de stocker l’énergie quand elle est abondante et de l’utiliser quand les sources de production sont à l’arrêt.

En synthèse, le parcours vers l’autonomie énergétique pour un particulier en Belgique repose sur un triptyque rationnel : une ou plusieurs sources de production renouvelable (solaire en priorité, complétée éventuellement par de l’éolien), un système de stockage par batterie pour la flexibilité, et une gestion intelligente de sa consommation. Dans cette équation, l’hydrogène n’a pas sa place. Sa complexité, son coût et surtout son rendement catastrophique à l’échelle domestique en font une voie sans issue pour le particulier. Laissons l’hydrogène aux applications où il excelle : comme matière première pour notre industrie chimique et comme vecteur énergétique pour décarboner les secteurs que l’électron ne peut atteindre facilement.

Pour le passionné de technologie, la conclusion est claire : ne vous laissez pas distraire par le miroir aux alouettes de la voiture à hydrogène individuelle. Le véritable défi technologique et la prochaine frontière de l’innovation énergétique en Belgique se situent à une autre échelle. Intéressez-vous plutôt aux méga-projets de batteries, au développement de l’éolien offshore, à la création de « vallées de l’hydrogène » industrielles et aux logiciels de gestion intelligente des réseaux. C’est là que se construit l’avenir, un avenir où l’hydrogène a un rôle crucial, mais pas derrière le volant de votre voiture.

Rédigé par Karim El Amrani, Titulaire d'un Master en Gestion des Transports et Logistique, Karim possède 10 ans d'expérience dans le secteur automobile et le leasing. Il conseille aujourd'hui les entreprises et particuliers sur la fiscalité verte, les bornes de recharge et la multimodalité.