Station de ravitaillement en hydrogène moderne avec voiture en cours de recharge, évoquant le débat sur la viabilité de cette technologie pour les particuliers
Publié le 22 avril 2024

L’avenir de la voiture à hydrogène pour le particulier en Belgique est compromis non pas par le manque de stations, mais par un rendement énergétique structurellement trois fois inférieur à celui d’un véhicule à batterie.

  • De la production à l’utilisation, la filière hydrogène perd plus de 70 % de l’énergie initiale, contre seulement 25 % pour la batterie.
  • Actuellement, plus de 95 % de l’hydrogène produit est d’origine fossile, annulant tout bénéfice climatique à court et moyen terme.

Recommandation : Pour un usage particulier, l’efficience supérieure de la batterie en fait la solution logiquement et économiquement dominante. L’hydrogène conserve sa pertinence stratégique uniquement pour les applications lourdes et industrielles où la densité énergétique prime sur le rendement.

Face à l’électrification massive du parc automobile, le passionné de technologie et l’automobiliste sceptique cherchent des alternatives. La voiture à hydrogène, avec sa promesse d’une recharge rapide et d’une grande autonomie, apparaît comme le candidat idéal, une sorte de « meilleur des deux mondes » entre le thermique et l’électrique. On imagine un futur propre, silencieux, sans les contraintes de temps de charge des batteries lithium-ion. Cette vision, largement relayée, met souvent l’accent sur les obstacles visibles : le prix d’achat élevé des véhicules et le réseau de distribution encore embryonnaire.

Pourtant, ces freins ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Se focaliser sur le nombre de stations-service, c’est passer à côté de la question fondamentale qui scelle, selon moi, le destin de cette technologie pour l’usage particulier. Le véritable enjeu n’est pas logistique, il est physique et thermodynamique. La clé ne réside pas dans la construction de nouvelles pompes, mais dans la compréhension du rendement énergétique global, du « puits à la roue ». C’est une question d’efficacité fondamentale qui rend la compétition avec la batterie directe presque perdue d’avance.

Cet article propose une analyse d’ingénieur, débarrassée du discours marketing. Nous allons décortiquer les lois physiques qui gouvernent la filière hydrogène, évaluer la réalité du réseau et de la production en Belgique, démystifier les questions de sécurité et enfin, repositionner l’hydrogène là où son potentiel est réel : non pas dans nos voitures, mais dans des applications industrielles et logistiques ciblées. Car pour faire un choix éclairé, il faut comprendre l’ensemble de la chaîne de valeur, et non se contenter de la promesse à la pompe.

Pour naviguer au cœur de cet enjeu technologique majeur, cet article décrypte point par point les réalités de la voiture à hydrogène. Le sommaire ci-dessous vous guidera à travers les aspects cruciaux, du rendement énergétique aux perspectives d’avenir concrètes en Belgique.

Pourquoi l’hydrogène est-il moins efficient que la batterie pour les voitures légères ?

La question centrale qui définit la viabilité d’une technologie énergétique est son rendement global. Pour une voiture, on analyse l’efficacité « du puits à la roue », c’est-à-dire le pourcentage de l’énergie primaire (électricité d’une éolienne, par exemple) qui sert effectivement à faire tourner les roues. C’est sur ce point fondamental que la voiture à hydrogène révèle sa plus grande faiblesse structurelle par rapport à son homologue à batterie.

Le parcours de l’énergie dans une filière hydrogène est une cascade de conversions, et chaque conversion entraîne des pertes incompressibles. Voici les étapes :

  1. Production : L’électricité « verte » est utilisée dans un électrolyseur pour scinder l’eau (H₂O) en hydrogène (H₂) et oxygène (O₂). Rendement : environ 70-80 %.
  2. Compression et transport : L’hydrogène gazeux doit être comprimé à très haute pression (typiquement 700 bars) pour être stocké et transporté vers les stations. Cette étape consomme une part non négligeable de l’énergie contenue dans le gaz lui-même.
  3. Reconversion : Dans la voiture, la pile à combustible (PAC) recombine l’hydrogène avec l’oxygène de l’air pour produire de l’électricité et de l’eau. Rendement : environ 60 %.

Au final, sur 100 unités d’énergie initiale, environ 28 % seulement parviennent à la roue. En comparaison, la filière batterie est beaucoup plus directe : l’électricité est stockée dans la batterie (pertes de charge/décharge de ~10 %) puis utilisée par le moteur électrique. Le rendement global atteint ainsi environ 75 %. En clair, pour parcourir la même distance, une voiture à hydrogène nécessite de produire presque trois fois plus d’électricité qu’une voiture à batterie.

Où faire le plein d’hydrogène en Belgique aujourd’hui ?

Au-delà de la théorie, l’usage quotidien d’un véhicule dépend de son infrastructure de ravitaillement. En Belgique, le réseau de stations à hydrogène est encore à un stade embryonnaire, ce qui limite drastiquement son utilisation par le grand public. L’initiative la plus visible est portée par DATS 24, la filiale du groupe Colruyt, qui a été pionnière dans le domaine.

À ce jour, le réseau public belge se résume principalement à six stations DATS 24, ouvertes depuis l’inauguration de la première à Hal en 2018. Elles sont situées à Hal (Brabant flamand), Herve (Liège), Haasrode (Louvain), Wilrijk (Anvers), Erpe-Mere (près de Gand) et Ollignies (près de Lessines, mais principalement dédiée aux poids lourds). Bien que stratégiquement placées le long d’axes importants, leur très faible nombre rend tout trajet imprévu ou longue distance complexe et anxiogène. Pour un particulier, cela signifie planifier méticuleusement chaque déplacement en fonction de ces quelques points de ravitaillement, une contrainte bien supérieure à celle des bornes de recharge électrique.

Le coût à la pompe est également un facteur déterminant. Le prix de l’hydrogène oscille généralement autour de 10 à 15 euros par kilogramme. Sachant qu’une voiture comme la Toyota Mirai consomme environ 1 kg d’H₂ pour 100 km, le coût d’usage est actuellement supérieur à celui d’un véhicule essence équivalent, et bien plus élevé que le coût d’une recharge électrique à domicile. Cette réalité économique, couplée à la rareté des stations, constitue un frein majeur à l’adoption par les particuliers.

Hydrogène gris, bleu ou vert : quelle différence pour la planète et le prix ?

L’argument « zéro émission » de la voiture à hydrogène n’est valable qu’à l’échappement, qui ne rejette que de la vapeur d’eau. La véritable empreinte carbone de cette filière dépend entièrement de la méthode de production de l’hydrogène. Or, la réalité actuelle est loin de l’image d’une énergie parfaitement propre. Il est crucial de distinguer les trois « couleurs » de l’hydrogène.

L’hydrogène gris est, de très loin, le plus répandu. Il est produit par vaporeformage du gaz naturel (méthane), un processus qui libère d’importantes quantités de CO₂. Selon les données de l’industrie, plus de 95 % de la production mondiale d’hydrogène repose actuellement sur cette méthode fossile. Utiliser de l’hydrogène gris dans une voiture est donc une aberration écologique, avec un bilan carbone souvent pire que celui d’un moteur thermique moderne.

L’hydrogène bleu est une tentative d’améliorer le bilan. Il est également produit à partir de gaz naturel, mais le CO₂ émis lors du processus est capté et stocké (CCS – Carbon Capture and Storage). Si cette méthode réduit les émissions directes, elle ne résout pas les problèmes d’émissions de méthane en amont de la chaîne et la technologie de stockage du CO₂ à long terme soulève encore des questions. Le Port d’Anvers, via le projet Antwerp@C, explore cette voie.

Enfin, l’hydrogène vert est le seul qui soit véritablement décarboné. Il est produit par électrolyse de l’eau en utilisant de l’électricité issue de sources renouvelables (solaire, éolien). C’est la solution la plus vertueuse, mais aussi la plus chère et la plus rare. La Belgique, via le port d’Anvers-Bruges, se positionne comme un futur hub d’importation d’hydrogène vert produit au Chili ou en Namibie. Cette stratégie pose cependant la question de notre dépendance géopolitique et de la volatilité des prix sur un marché mondial.

Checklist pour évaluer la pertinence d’une solution hydrogène

  1. Origine de l’H₂ : S’agit-il d’hydrogène vert certifié ou d’hydrogène gris/bleu ? Exiger une traçabilité.
  2. Rendement global : Quelle est la perte d’énergie totale, de la source électrique primaire à l’usage final ?
  3. Coût total de possession : Inclure le prix d’achat du véhicule, la maintenance de la pile à combustible et le prix du kg d’hydrogène à la pompe.
  4. Infrastructure disponible : Le réseau de stations est-il suffisant pour l’usage envisagé sans contraintes excessives ?
  5. Alternative par batterie : Une solution à batterie directe ne serait-elle pas plus simple, moins chère et plus efficiente pour ce même usage ?

L’erreur de croire que les réservoirs à hydrogène sont des bombes roulantes

L’une des craintes les plus tenaces concernant la voiture à hydrogène est liée à la sécurité. L’image du dirigeable Hindenburg en feu a marqué les esprits, associant l’hydrogène à un danger explosif. Pourtant, d’un point de vue physique et technologique, les réservoirs modernes sont conçus avec des niveaux de sécurité extrêmement élevés, rendant ce risque très maîtrisé.

Un point fondamental distingue l’hydrogène des carburants liquides comme l’essence ou le GPL : sa volatilité. L’hydrogène est le gaz le plus léger qui existe, environ 14 fois plus léger que l’air. En cas de fuite dans un espace ouvert, il ne forme pas une nappe inflammable au sol. Au contraire, il se disperse très rapidement et de manière verticale, montant dans l’atmosphère à près de 20 m/s. Ce comportement réduit considérablement le risque d’inflammation ou d’explosion en plein air.

Les réservoirs eux-mêmes sont des bijoux de technologie. Ils sont constitués de plusieurs couches, dont une âme en polymère et une enveloppe ultra-résistante en fibre de carbone, capables de résister à des pressions bien supérieures à leur pression de service de 700 bars. Ils subissent des tests drastiques : résistance au feu, aux chocs, et même aux tirs de projectiles. De plus, les véhicules sont équipés de multiples capteurs qui, en cas de fuite détectée, isolent automatiquement les réservoirs et coupent le système. Comme le souligne un expert du terrain, le risque est ailleurs.

Le système est sécurisé. Il y a des capteurs de fuite. Si dangers il y a, ils seraient plutôt dans les espaces confinés, comme le dépôt.

– Ludivic Ricker, responsable du projet hydrogène à la STIB, La DH

Quand verrons-nous des camions et bus à hydrogène sur nos routes ?

Si la voiture particulière à hydrogène semble dans une impasse, le débat est différent pour les véhicules lourds : camions, bus et cars. Pour ces usages, la densité énergétique devient un critère plus important que le rendement. Une batterie capable de mouvoir un camion de 44 tonnes sur 800 km serait extrêmement lourde, empiétant sur la charge utile et nécessitant des temps de recharge très longs. L’hydrogène, avec sa recharge rapide et sa légèreté, présente ici un avantage théorique.

En Belgique, des expérimentations ont eu lieu. La société de transport public flamande De Lijn a été pionnière en exploitant une flotte de cinq bus à hydrogène à Anvers depuis 2014. Cependant, cette expérimentation n’a pas débouché sur un déploiement à grande échelle. Au contraire, les principaux opérateurs de transport public belges se tournent massivement vers l’électrique à batterie pour décarboner leurs flottes. La STIB, après avoir testé un bus à hydrogène, a confirmé son choix du 100% électrique. Le TEC wallon a fait une annonce similaire.

La raison de ce choix n’est pas seulement économique, elle est aussi opérationnelle et logistique. Gérer plusieurs technologies en parallèle (thermique, électrique, hydrogène) engendre une complexité énorme pour la maintenance, la formation des techniciens et les infrastructures de sécurité dans les dépôts. Un porte-parole du secteur l’exprime clairement :

Plus vous multipliez les technologies, plus vous rendez toute cette partie-là complexe : former les gens à différentes technologies, avoir les équipements nécessaires pour les maintenir et avoir aussi des équipements dans les dépôts nécessaires pour la sécurité.

– Stéphane Thiery, porte-parole du TEC, RTBF

Le pragmatisme pousse donc les grands opérateurs vers la solution la plus simple et la plus efficiente à déployer à grande échelle. L’hydrogène pourrait trouver sa place sur des lignes de camions long-courriers très spécifiques, mais son déploiement massif sur nos routes semble, même pour les poids lourds, bien plus lointain et incertain que prévu.

Quand l’électricité belge sera-t-elle exportée massivement vers le Royaume-Uni ?

Aborder l’exportation d’électricité peut sembler un détour, mais c’est en réalité au cœur de la problématique de l’hydrogène. Toute la stratégie de l’hydrogène « vert » repose sur la disponibilité d’un surplus massif d’électricité renouvelable et bon marché. Or, cette électricité est une ressource précieuse et convoitée, non seulement pour nos usages domestiques et industriels, mais aussi pour l’exportation.

Le projet Nautilus, une future interconnexion électrique sous-marine entre la Belgique et le Royaume-Uni, illustre parfaitement cet enjeu. Ce câble permettra d’échanger de l’électricité entre les deux pays, stabilisant les réseaux et offrant des opportunités économiques. La Belgique pourra exporter sa production éolienne offshore lors des pics de vent, et importer de l’électricité lorsque la demande est forte et la production locale faible.

Cela crée une concurrence directe pour chaque mégawattheure (MWh) renouvelable produit. Faut-il utiliser ce MWh pour :

  1. L’exporter à bon prix vers le Royaume-Uni via Nautilus ?
  2. L’injecter directement dans le réseau belge pour alimenter une voiture à batterie avec un rendement de 75% ?
  3. L’utiliser pour produire de l’hydrogène, en acceptant de perdre 72% de son énergie, pour alimenter une voiture à hydrogène ?

D’un point de vue purement économique et systémique, la troisième option est la moins rationnelle. Gaspiller plus des deux tiers d’une ressource rare et chère (l’électricité verte) pour un usage où une alternative trois fois plus efficiente existe n’est pas une stratégie viable à grande échelle. L’hydrogène vert ne pourra se développer que si nous avons de très importants surplus d’électricité renouvelable que nous ne pouvons ni consommer, ni stocker à court terme, ni exporter. Nous en sommes encore très loin.

À retenir

  • Le rendement énergétique de la filière hydrogène pour la mobilité légère (28 %) est presque trois fois inférieur à celui de la batterie (75 %).
  • La grande majorité (95 %) de l’hydrogène actuel est produit à partir de sources fossiles, ce qui annule son bénéfice écologique.
  • Le réseau belge est insuffisant pour un usage particulier, et le coût au kilomètre reste supérieur à celui de l’essence et de l’électricité.

Volant d’inertie ou hydrogène domestique : quelles solutions de stockage futuristes existent ?

La transition énergétique repose sur la capacité à gérer l’intermittence des énergies renouvelables comme le solaire et l’éolien. La question du stockage est donc centrale, non seulement à l’échelle du réseau, mais aussi à l’échelle domestique. Si les batteries lithium-ion dominent aujourd’hui, d’autres technologies, parfois qualifiées de futuristes, sont explorées.

Le volant d’inertie est une solution de stockage mécanique. Il utilise l’électricité pour faire tourner une masse à très grande vitesse dans un environnement sous vide, stockant ainsi l’énergie sous forme cinétique. Pour récupérer l’énergie, le processus est inversé : la décélération de la masse entraîne un générateur. Cette technologie offre un excellent rendement (plus de 85%), une très longue durée de vie et une grande puissance, mais une capacité de stockage limitée dans le temps. C’est idéal pour lisser les pics de consommation, mais moins pour stocker l’énergie sur plusieurs jours.

L’hydrogène domestique représente une solution de stockage chimique. L’idée serait d’avoir un électrolyseur chez soi pour convertir le surplus d’électricité des panneaux solaires en hydrogène, de le stocker dans des réservoirs, puis de le reconvertir en électricité via une pile à combustible lorsque le soleil ne brille pas. Si cette solution permet un stockage de longue durée (saisonnier), elle se heurte au même mur que la voiture à hydrogène : le rendement. Le rendement global du cycle complet (électrolyse, compression, stockage, reconversion) est de seulement 25-35 %. Cela signifie que pour 10 kWh produits par vos panneaux, vous n’en récupérerez que 2,5 à 3,5 kWh. C’est une perte énorme qui rend la solution économiquement peu attractive face à une simple batterie domestique qui restitue plus de 85% de l’énergie.

Petite éolienne ou hydraulique domestique : est-il possible de produire son énergie sans soleil ?

L’indépendance énergétique est un objectif pour de nombreux citoyens. Si le solaire photovoltaïque est la solution la plus courante, il est possible de produire de l’électricité sans dépendre du soleil, notamment via la petite éolienne ou la micro-hydraulique. Ces technologies offrent une production plus constante ou complémentaire, mais posent la même question cruciale : comment stocker l’énergie produite pour l’adapter à sa consommation ?

Une petite éolienne domestique peut produire de l’électricité de jour comme de nuit, à condition d’avoir un site suffisamment venteux. De même, si l’on a la chance d’avoir un cours d’eau sur son terrain, une micro-turbine hydraulique peut fournir une production continue et prévisible. Dans les deux cas, la production ne coïncide que rarement avec la demande. Le stockage est donc indispensable. Comme nous l’avons vu, la batterie s’impose comme la solution de stockage à court et moyen terme la plus efficiente.

C’est ici que l’hydrogène peut être repositionné correctement dans le paysage énergétique. Il n’est pas une source d’énergie, mais un vecteur énergétique. Son véritable potentiel ne réside pas dans la mobilité individuelle, mais dans le stockage d’énergie à très grande échelle et sur de très longues durées (stockage inter-saisonnier), ou pour des applications de niche où la densité énergétique massique est non-négociable (aviation, marine, certains procédés industriels). Pour ces usages, les pertes de rendement sont acceptables car aucune autre technologie ne peut répondre au besoin.

Pour le particulier, la conclusion est claire. La voie la plus rationnelle, économique et écologique est de privilégier l’efficacité à chaque étape : produire de l’électricité renouvelable (solaire, éolien) et l’utiliser le plus directement possible, c’est-à-dire en chargeant une batterie (de sa maison ou de sa voiture), minimisant ainsi les pertes par conversion. La voiture à hydrogène reste une prouesse technologique fascinante, mais une solution économiquement et physiquement irrationnelle pour un usage personnel.

Pour faire un choix technologique éclairé, que ce soit pour votre mobilité ou votre habitat, la première question à se poser devrait toujours porter sur l’efficience globale du système. Privilégier la voie la plus directe et avec le moins de conversions énergétiques est presque toujours la stratégie la plus intelligente et la plus durable.

Rédigé par Karim El Amrani, Titulaire d'un Master en Gestion des Transports et Logistique, Karim possède 10 ans d'expérience dans le secteur automobile et le leasing. Il conseille aujourd'hui les entreprises et particuliers sur la fiscalité verte, les bornes de recharge et la multimodalité.